mardi 3 mars 2015

Les Zamis


 


Les zamis, c'est un peu comme un joli patchwork coloré. Ça va avec tout.
Avec les rires, avec les peurs, avec les soupirs, avec les coups d'cœur...

Les zamis, ça fait tout le temps des cadeaux, même que ça met pas de papier coloré autour parce que les jolis mots ne s'emballent pas, parce que les âmes ne se voient pas.
Les zamis, ça énerve parfois, souvent quand on s'y reconnaît soi.
Les zamis, c'est toujours là, sauf quand ça devrait pas.
Les zamis, c'est aussi confortable qu'un canapé douillet qui te tend les bras.
Les zamis, ça dit parfois des trucs qu'il faudrait pas, mais juste parce que ça a peur pour toi.

Aujourd'hui, la mine petite et les couettes basses, j'en ai vu, des zamis, j'en ai entendu, et j'en ai lu aussi.
Et puis petit à petit, mon cœur a grossi, ma mine a rosi, mes couettes ont bondi.
Et ce soir, les zamis, je voulais juste vous dire que je vous aime, je voulais juste vous dire "Merci"...

lundi 2 mars 2015

Définition : Sexisme



Sexisme, définition glanée sur le ouèb


Le sexisme est une attitude discriminatoire adoptée en raison du sexe. La critique du sexisme dénonce l'idée selon laquelle les caractéristiques différentes des deux genres masculin et féminin impliqueraient l'attribution de rôles, droits et devoirs distincts dans la société. Elle dénonce cette construction de la société qui attribue un caractère, un rôle, des prédispositions physiques et affectives selon le sexe. La notion de sexe n'est alors plus une notion de sexe biologique (mâle et femelle) mais une construction sociale du genre féminin et du genre masculin limitant par là même le développement de l'individu sur les plans personnel, affectif, professionnel et social.[...] Le sexisme divise les rôles, habiletés, intérêts et comportements selon le sexe. Les effets principaux sont la discrimination envers l'un des sexes, en l’occurrence envers les femmes, et l'aliénation des deux sexes.[...]La justification historique la plus courante du sexisme, justifiant entre autres la domination des hommes, s'appuie sur l'argument selon lequel « les hommes sont naturellement supérieurs aux femmes », non seulement en force physique, mais aussi en intelligence, en culture, dans les sciences, les arts, la politique, etc. On parle alors d'essentialisme : la domination masculine s'expliquerait par une supériorité essentielle (ou naturelle) des hommes sur le « beau sexe », admiré mais relégué aux tâches subalternes et sans grand intérêt (bavardages et commérages).


Sexisme, définition par une fille toujours vénère

Le sexisme est une attitude discriminatoire adoptée en raison d'un malentendu archaïque.
Notre plus ancien ancêtre, l'australopithèque, ne chassant pas plus que ça, n'a pas eu l'idée de reléguer sa femelle aux tâches ménagères. Non. C'est son p'tit fillot, ce crétin d'Erectus, qui a commencé à envoyer le mâle à la chasse... Ses p'tits fillots ont suivi, et ainsi de suite jusqu'à nos jours, perpétuant un des plus anciens, puissants et collants atavismes de notre existence.
La critique du sexisme dénonce l'idée selon laquelle les caractéristiques différentes des deux genres impliqueraient que la femme doive s'habiller en soubrette lubrique pour faire le ménage (mais seulement quand son mari est là parce que sinon quand même, ça se fait pas), et que l'homme au gros BC (Biscotto-Ciboulot), pense pour toute la famille, la dirige et la nourrisse. Tout ça parce que la chasse a été considérée comme la tâche la plus noble de la tribu, quand la morphologie pouvait expliquer (contrairement au cerveau, hein) qu'une tâche soit dédiée à un genre plutôt qu'à l'autre.

Parce que du coup, tout bien considéré, la chasse, ça me va bien que ce soit mon mec qui s'y colle (noooooon Chériiii ! Façon de parler, pose ce fusil ! Laisse le lapin !! Euh, quoi que, le lapin...)... Je n'ai absolument pas de velléités d'avoir un pénis entre les jambes (m'enfin ! Oublie vite ce que tu es en train de penser, là !!), ni d'avoir des poils au menton. Je suis une femme, et en tant que telle, j'aime et je revendique mes différences (bon, okay, pas toutes, mais chuis une fille, non ??? Bon). Non, pas envie d'être un mec.

Cela dit, la théorie selon laquelle « les hommes [puissent être] naturellement supérieurs aux femmes, non seulement en force physique, mais aussi en intelligence [...]» a tendance à me faire contracter des mandibules et crocheter les arpions, mais me donne aussi une profonde envie de me gratter les couilles m'insurger (tu sens la violence contenue, là ?).
Et si certaines tâches peuvent s'adresser ÉVENTUELLEMENT plus aux hommes qu'aux femmes et inversement, en raison d'une différence de morphologie (vraiment, là, tu vois que chuis pas une intégriste féministe, hein), ben faut quand même arrêter de déteindre sur le reste.
Entre autres, vider les poubelles et remplir la machine à laver, en prenant toutes ses précautions, on peut aisément partir du postulat que c'est accessible à une grande majorité de mâles et de femelles, et il ne serait donc pas erroné de penser que ce ne soit  donc pas exclusivement réservé aux filles.
"Hérésie !" s'inscrit-on en faux ! "Que fait une fille dont le mec s'occupe du linge et met la table ?" me demandera-t-on ! "Ben elle mate la télé en buvant de la bière et en se grattant les..." Non... Evidemment. Elle fait d'autres trucs qu'elle a aussi la capacité de faire, comme raboter la porte qui coince ou réparer le vélo du p'tit. Chacun son truc QUI LUI CONVIENT.
"Blasphème ! On nous marche sur la tête !!" pensera le pieux héritier de la croyance suprême.
"Que nenni !", lui répondrai-je "Car dans ta croyance, ô fervent défenseur de la préhistoire, il n'est nul question de l'envie, du besoin, de la capacité de l'autre. Juste le "C'est comme ça que ça doit être épicétou !" qui peut conduire certains au pire."

Car il n'est pas de cerveau plus programmé à la lessive qu'un autre cerveau, ni de mains plus habiles que d'autres au bricolage. Il n'est que question de croyances : "c'est mon rôle parce que je suis un homme" ou "c'est moi qui dois le faire parce que je suis une femme".
En creusant bien, et si on dégoupillait un petit explosif gentillet au beau milieu de toutes nos errances archaïques, on se rendrait compte, après Hiroshima de croyances donc,  que non seulement les rôles assignés seraient une jolie fable partie en fumée, mais qu'en plus, on serait d'un coup capable de faire des choses qu'on n'aurait jamais imaginé faire auparavant.
C'est pourquoi poser son cerveau et "think different" (penser différemment) comme le prônait une certaine marque de Pomme, permet d'accomplir l'impossible, même la vaisselle.
Je n'irai pas jusqu'à dire que certains hommes se sentent bafoués dans leurs envies en délégant le nettoyage des toilettes à leur douce moitié. Cela dit, si cela leur fait du bien, qu'ils s'en occupent ! Et, mesdames, ne vous censurez pas lorsque vous avez envie de vous mettre le doigt dans le nez en conduisant, il ne faut plus que cela reste une prérogative exclusivement masculine ! Vous en êtes capable !!
Bon, après, voilà. Maintenant qu'il est clair que chacun a les mêmes capacités, on va juste dire qu'il n'est ensuite que question d'envie (donc, non, Marie-Aimée, il n'y a pas d'obligation au curage de feu rouge) et d'élan. Et ça, c'est bien la seule variable qui peut équilibrer ou non le partage...

Et si t'es pas d'accord avec ça, "mate une dernière fois mon derrière, il est à côté de mes valises"...

lundi 23 février 2015

Pourquoi c'est bien d'adopter un lapin




Contrairement aux idées reçues (et autres besoins de rime), un lapin domestique, c'est pas crétin, et physiologiquement d'ailleurs, ça peut pas l'être. En effet, pour cela, il faudrait qu'il soit doté d'un cerveau. 
Or, un lapin, c'est carrément décérébré, et comme toute créature décérébrée (dans la famille desquelles nous retrouvons entre autres le mouton, la vache ou l'adolescent en crise de puberté), il vit béatement,  et donc, tranquillement.
Bien insensible à toutes les tentatives de dressage (car il se montre plutôt réticent à lever la patte, sauter sur commande ou encore nettoyer sa mangeoire), le lapin est con à bouffer du foin. D'ailleurs, c'est ce qu'il fait à longueur de journée. Rien n'est plus répétitif qu'une journée de lapin : il mange ou demande à manger, il boit ou demande à boire, il fait des petites crottes de partout, sans le demander, et puis si on se sent le cœur tendre et qu'on le laisse gambader gaiement hors de sa cage, il frise plusieurs fois l'électrocution en bouffant tous les fils qu'il trouve sur son passage (j'ai  bien dit "il frise", parce que pour le moment, aucun fil n'a encore réussi à le châtaigner suffisamment pour le relooker complètement), donnant par là l'occasion de prendre un abonnement chez Amazon pour s'approvisionner régulièrement en chargeurs de tablette. 

Est-ce qu'il en profite pour venir faire un câlin ?? Rien du tout ! Un petit merci pour la pitance quotidienne ? Nada ! Un petit saut sur les genoux ? Walou !
Le seul truc qu'il semble programmé à faire, c'est du slalom entre les pieds de ses blaireaux de nourriciers maîtres qui, en faisant tout pour éviter d'écraser le pauvre animal à poils sous leurs pieds, se gamellent entre la table de la cuisine et l'évier.

Dire qu'il dort serait un peu prétentieux car il aime ronger sa cabane en bois en pleine nuit, faisant fi de la tranquillité sonore et légale de ses hôtes entre 22h et 7h du matin, et lorsqu'il s'allonge gaiement dans sa litière bien crade alors qu'il a 1m² tout propre à portée de patoune pour se prélasser, il garde les yeux grands ouverts tout en remuant des moustaches.

A partir de ce postulat, donc, un lapin, ça sert à rien.

Cela dit... Si l'on regarde les choses sous un autre angle, on s'aperçoit néanmoins qu'un lapin développe la patience et apprend l'humilité (des heures de dressage parfaitement infructueuses, ça forme), développe littéralement les réflexes (lorsqu'il s'amuse à faire des huit entre les jambes de ses crétins de maîtres), améliore la connaissance de ses dessous de meubles et aide à retrouver le légo que le p'tit dernier avait perdu l'année dernière (lors des parties de cache-cache dans la maison), et permet de prendre du temps habituellement difficile à trouver pour faire un peu de cardio (lors des courses-poursuites pour le remettre dans sa cage quand il n'en a pas envie).
Du coup, ça peut avoir un léger intérêt.

Et puis, le lapin a plein de poils... Non que je sois particulièrement favorable à ces trucs qui volent parfois dans la cuisine ou se collent dans les narines ou sur les pantalons, il faut tout de même admettre que les poils de lapin, ça tient chaud et c'est tout doux sous la main.
Enfin, quand t'en a marre et que tu veux avoir la paix, tu peux le consigner dans sa cage pendant un temps tout à fait indéterminé et relatif à ton envie de le voir en sortir. Et ça, c'est plutôt un avantage non négligeable quand on considère que c'est vraiment la seule créature avec laquelle tu peux te permettre ce traitement, alors même que tu fantasmes tous les jours sur le fait de pouvoir l'appliquer à ta propre progéniture.

Alors voilà. Si tu veux faire un peu de sport sans sortir de chez toi, faire des câlins tout doux un peu quand t'en as envie, et passer de folles aprèm d'hiver en parties de cache-cache, adopte un lapin !!

Et puis si tu veux, d'ailleurs, j'ai même une idée de qui pourrait t'en trouver un...
Non, ne me remercie pas, tout le plaisir est pour moi.

samedi 21 février 2015

Une merveilleuse histoire...


Au détour d'un mini week-end en amoureux (ô temps béni des.. dieux ?), mon chéri et moi sommes allés au cinéma voir ce film relatant l'histoire merveilleuse de... l'Amour.

"Une merveilleuse histoire du temps " n'est pas un film, c'est un conte.
Il vient nous raconter la vie d'un homme que l'on condamnait, en 1963, à mourir dans les deux ans qui suivraient son diagnostic de maladie de Charcot.
Non seulement il est encore vivant à ce jour, allongeant donc pour le moment de 50 ans cette condamnation, mais il est en plus devenu l'un des esprits les plus brillants de la planète. Cet homme, que sa maladie destinait à être un "oublié" de la vie, se révèle être une des créatures les plus extraordinaires que l'on puisse compter à nos jours.
Je ne connaissais de lui que le nom, Stephen Hawking, et lointainement l'histoire jusqu'à aujourd'hui.
Je connais maintenant de lui ces bouts de vie qui ont été mis en lumière par ce film incroyablement bien interprété, et en même temps, ce que j'en ai vu ne me permet pas de penser à autre chose qu'à un miracle.
Pendant les deux heures qu'ont duré le film, mon cœur n'a cessé de me parler. L'émotion m'a submergée, m'a arraché des larmes, des rires, mais surtout des larmes. Pendant les deux heures qu'ont duré le film, j'ai vu de l'amour... non, pardon... j'ai vu l'Amour.
Celui qui remplit la vie, celui qui remplit les âmes. Un amour si immense et pur qu'il déplace non pas les montagnes mais les étoiles elles-mêmes.

Tout au long de sa vie à partir du diagnostic, l'Amour est omniprésent, témoigné par sa femme qui l'épousera malgré sa maladie, le soutiendra dans ses recherches scientifiques, ses amis qui seront toujours près de lui, ses professeurs puis pairs lui témoignant un profond respect. Cet homme a été accompagné par l'Amour. Cet homme est un miracle de l'Amour.
Se déclarant athée, cet homme ouvert à l'univers et ses mystères s'interroge néanmoins sur la possibilité de l'existence de Dieu.
Je n'ai pas lu ses recherches ni ses réponses ou théories liées aux questions "Y a-t-il un grand architecte dans l'Univers ? Pourquoi et comment l'Univers a-t-il commencé ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? ", et je ne connais pas ses conclusions, ou si même il en a tiré. Cela dit, je suis de plus en plus certaine d'une chose : que ceci s'appelle Dieu, le grand architecte, ou l'Univers, peu importe. Quelque soit son nom, ce qui existe est très puissant, et l'Amour en est l'essence, la base absolue.


Demain soir, les oscars récompenseront les meilleurs œuvres cinématographiques, acteurs et réalisateurs mondiaux. Je suis persuadée que ce film, pardon, ce conte, sera grandement récompensé. On ne peut pas ne pas remercier l'Amour.

mercredi 18 février 2015

Prises d'otage


Avertissement : Toute ressemblance avec des personnages ou des situations existants ou ayant existé ne serait absolument pas fortuite.

Cas n°1
Au téléphone
- Bonjour, Madame Bonnepoire ?
- Euh, oui... ?
- Je me présente, Machinette de Jetevenhuntrucalacon, vous auriez quelques minutes à m'accorder ? Super, j'aimerais vous proposer un essai blablabla blabla blablabla..
-...
- Et blablablablablabla
- Euh en fait...
- Blablabla blablabla
- C'est à dire que...
- Blablabla blabla, et bla de bla
- Allôôôô ? Y a quelqu'un au bout du Blablaphoooooone ???
- Oui Madame Bonnepoire, nous sommes évidemment à votre écoute !!

Cas n°2
A la maison
Diiiiing dooooong !
- Oui ?
- Bonjour Madame Bonnepoire !
- Euh... Bonjour...
- Vous croyez en la parole divine ?
- Euh...
- Vous souhaitez sauver votre âme ?
- Ben c't'à dire que là, j'ai pas trop le temps...
- Et que pensez vous de cette phrase : "Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre" ?
- Faut dire que là tout de suite, j'en pense pas grand chose...
- Nous pourrions en discuter ensemble, et voir comment vous sauver.
- Là tout de suite, je pense que c'est vous qui allez devoir vous sauver...

Cas n°3
Au café - Echange de SMS, cops en retard
- T où ?
- J'arrive dans 2mn
- Ok mais t'es où ?
- Sur la route
- Oué, et aussi dans ta voiture, dans ton col roulé et dans ton string ! Mais sinon, T OU ??
- Euh, exactement, pas loin de chez moi... Mais j'arrive !!

Cas n°4
Au bureau
- Ok, donc concernant le dossier bidule, alors on peut... <Driiiiiiiiing !> (je sais, ça fait plus comme ça un téléphone mais chais pas faire les onomatopées modernes et polyphoniques)
- 'tends, je réponds, bouge pas... Oui allôôô ? Blablablabla...
Attente et désespoir, signes "j"y vais je reviens plus tard". Ça marche mon interlocuteur, au téléphone, se rappelle que je suis dans son bureau...
Au téléphone : - 'tends, je te demande une seconde. 
A moi : - non non, reste, j'ai fini...
25mn et 15 ongles en moins plus tard (oué 15 c'est possible, surtout en été avec des tongues) : 
- Ca y est, heureusement c'était pas long... on disait ?

lundi 16 février 2015

42


Pour certaines une pointure, une taille de vêtements,
Et pour d'autres ce nombre n'est pas très important.
Ces deux chiffres, en soi si banals et usités,
Ont une triste couleur en ce jour cette année.
 
Ils auraient été cet âge que tu aurais eu
Cette année, ce beau jour, si tu l'avais vécu.
Ils auraient été si beaux et si bien portés
Si ta vie ne s'était promptement arrêtée.

 
De belles fleurs te sont envoyées, en pensées,
Par toutes ces personnes qui t'ont tellement aimée,
Celles à qui manque aujourd'hui cet événement.
 
Mon cœur est tourné vers toi en cette journée
Et tout mon amour à ton âme est destiné,
Ce jour où tu aurais eu quarante-deux ans.

vendredi 13 février 2015

La fée du soleil


Il était une fois, une jolie fée qui vint se poser sur l'épaule d'une gentille fermière.
Celle-ci, qui n'avait jusqu'alors jamais vu telle créature, se sentit mi-apeurée, mi-fascinée. Elle se demandait encore si elle n'avait pas halluciné quand la petite fée dessina dans l'air, devant ses yeux écarquillés, une petite frimousse qui lui souriait.
Encore plus étonnée, car cette frimousse ressemblait à s'y méprendre à la petite fée, la bonne femme se demanda ce qui lui arrivait.
Alors la fée s'approcha de son oreille, lui chuchota quelque chose et s'envola pour disparaître dans la lumière du soleil qui brillait.

Se sentant bien fatiguée, la fermière alla se coucher. Il n'était pourtant pas l'heure et il y avait encore tant à faire dans le pré ! Ne la voyant pas et un peu inquiet, son bon mari la trouva endormie, à l'heure du déjeuner, dans une position qu'il ne lui connaissait. Elle était recroquevillée comme une graine de haricot qui n'avait germé !

La secouant doucement, il la réveilla et lui demanda ce qu'il se passait. La fermière, un peu confuse, lui dit qu'elle ne le savait, mais qu'un changement s'annonçait.
Leur petit garçon, entendant les paroles de sa maman, alla lui confier : "Oui, une belle âme va arriver !"
Ses parents se regardèrent, interloqués, et lui demandèrent ce qu'il savait.
"Je sais qu'une belle-âme va arriver et que je l'aimerai !"
Quand les fermiers insistèrent pour en savoir davantage, le doux petit bonhomme se remit à jouer, et d'eux, ne sembla plus se soucier.
La fermière, quant à elle, garda en tête qu'un événement allait arriver, mais oublia vite la fée, croyant qu'elle l'avait rêvée.

Quelques temps plus tard, le fermier fit un songe dans lequel une petite fille lui rendait visite dans sa maison et lui tendait une petite main toute potelée. Il ne sut quel sens donner à ce rêve jusqu'au jour où il s'aperçut que le ventre de son épouse s'arrondissait.

Puis, quelques mois plus tard, en pleins frimas, la belle âme arriva.
La fermière accoucha d'un très joli bébé dont les traits lui étaient familiers. Une petite demoiselle bien éveillée venait embellir leur douce contrée.
Et puis soudain, elle se rappela la fée. Elle su alors d'où venaient ces traits raffinés.
Ce beau bébé n'était autre que la créature qu'elle croyait avoir rêvée !
Elle se souvint aussi de ce qu'elle lui avait chuchoté, ces 4 lettres dorées...

C'est ainsi que la belle petite fut baptisée d'un joli prénom ensoleillé et que, de sa famille, elle fut aimée et tendrement choyée.



A une jolie petite fée qui fête sa 5ème année,
A notre Nounette à couettes adorée.