dimanche 15 mars 2015

Et le contexte, bordel ?

C'est bien connu, on sous-estime trop souvent la nécessité de préciser le contexte lorsque l'on échange avec son entourage.

Ce matin au petit déjeuner, j'ai eu quelque peu de mal à remettre un "Mamaaaaan, et toi tu te faisais souvent manger par les fantômes quand tu étais petite ?" lancé sans préambule par mon Ninou-tout-doux.

Parce que sans contexte nos méninges prises au dépourvu se mettent en marche à toutes pompes voire s'emballent, des pensées pourtant très complexes peuvent aller à une vitesse incroyable en quelques centièmes de secondes. Mon cerveau n'y échappe pas, voire en rajoute, le farceur, me faisant passer d'un univers à l'autre sans que je ne lui demande rien et avant même que je lui envoie la bonne information, tout ce qui pourrait être évité si je mettais tout ça sur "off" et que je posais tranquillement la question "Euh... de quoi tu parles ?" tout de suite.
Or, joueuse à mes heures et toujours partante pour une partie de devinette, la question est restée stockée en joker et c'est comme ça que ce matin, en 1 fraction de centième de seconde, je me suis retrouvée petite nounette à couettes dans une maison hantée, doudou en main et courant comme une dératée pour échapper aux vilains fantômes qui n'avaient qu'une idée en tête : me déguster en civet. Pas le temps de voir si j'ai pu leur échapper car le cerveau est ainsi fait qu'il sait te dire "Hé oh ! Tu vas trop loin, là, reviens, c'est pas de ce côté !", et te permet d'aller explorer une autre brèche synaptique de sa spécialité. La fraction de seconde plus tard, changement de décor, me voilà donc habillée en chasseuse d'ectoplasmes dans un univers parallèle bourré de spectres essayant de m’attraper par les pieds alors même que je me défends à coups de Proton Pack, le célèbre accélérateur nucléaire des Ghostbusters... De nouveau, on me dit dans l'oreillette que je fais fausse route et mes neurones me ramènent à un autre univers, où je me retrouve toute ronde et jaune en train de cruncher des fruits magiques pour aller gober du fantôme vite-vite pendant que je clignote encore.
Bingo ! Eh oui, on avait parlé la veille au dîner du célèbre glouton jaune de notre jeunesse, ce héros de Pac-Man le nettoyeur d'écrans noirs !
Me voilà arrivée à destination, 2 secondes après la question floue de mon Ninou, et capable de lui répondre que oui, il m'arrivait de me faire croquer même si je m'empiffrais à fond de ces fantômes colorés.

2 secondes seulement pour tout ce remue-ménage neuronal qui m'a offert un petit voyage dans le temps et les dimensions, dans un n'importe quoi cérébral.

Bon, ça c'est parce que j'avais bien dormi, écouté Thunderstruck au réveil et pris mes petites vitamines matinales. Mes yeux ont donc à peine entamé une rotation circulaire et la confusion n'a pas eu le temps de s'installer sur mes traits : totale transparence pour mon entourage.

Par contre, quand il arrive ce genre de trucs à des moments moins propices (après une sale nuit, une journée difficile ou quand tu viens de nettoyer la cage du lapin) et alors même que tu traînes ta carcasse à table et que tu maintiens tes paupières relevées à coups d'efforts surhumains, le résultat de ce type de question peut donner tout autre chose et te faire passer un moment hautement anxiogène. Tu peux effectivement, à cause d'une question toute simple du type "Et alors la sorcière c'était pas sa mère ?", te retrouver au bord d'un trou noir interstellaire, dont l'intense vacuité se lira aisément sur tes iris, et te fera ressentir une profonde angoisse, une solitude absolue. Comme tu n'as pas l'humeur joueuse, c'est là que tu peux utiliser la question immédiate. Le problème, c'est que quand l'humeur n'est non seulement pas joyeuse mais également assez proche de celle d'un pitbull, parfois on retrouve un "Mais de quoi tu parles, bordel ?" lancé sauvagement à ta douce progéniture qui te regarde les yeux tout pétillants d'envie de savoir, alors que tu aurais pu juste dire "Précise ta pensée, mon amour, je ne vois pas tout à fait de quel univers il est question".
Voilà donc comment le manque de contexte peut tourner au drame et engendrer un traumatisme qui aurait pu être évité. 

Par conséquent, il est absolument primordial de préciser à tes gosses que le contexte a son importance et il faut aussi leur faire prendre conscience que la discussion entamée 3 jours plus tôt n'est pas forcément un sujet qui est resté ouvert dans ta tête, même si cela leur semble tout à fait inconcevable au vu de l'intérêt hautement ésotérique qu'il pouvait avoir.
Car très tôt, ils ont besoin de connaître quelques subtilités de notre anatomie humaine : ton cerveau est étonnamment circonscrit à ton crâne et ne se trouve donc pas être une extension du leur. Pour qu'ils comprennent bien ça et parce que la notion de télépathie est encore trop abstraite pour eux, tu peux leur faire faire un dessin qui illustrerait un mélange de siamois par le crâne, comme Elephant man avec plusieurs corps et paires de jambes, afin de leur montrer qu'on serait comme ça si on avait un même cerveau pour tous.
Avec un peu de chance et quelques cauchemars provoqués par le résultat dessiné, ils ne devraient ensuite plus jamais oublier de te préciser le contexte, l'heure, la date et même le numéro de série du truc dont ils oseront te parler.

Voilà ce que j'en dit, moi.
Après, tu fais ce que tu veux, hein...




mercredi 11 mars 2015

L'anthropomorphisme, ou pourquoi je vais devoir divorcer


L'humain est-il à ce point narcissique et limité qu'il n'ait d'autre possibilité que de parler de lui lorsqu'il parle d'un objet ? Pas de surprise, il semblerait que oui...
 
Il y a fort longtemps, il a donc commencé par donner à son ou ses dieux des caractéristiques et surtout une forme humaine, (d'où l'origine du mot "anthropomorphisme" : de anthropos : Homme, et Morphè : forme). Il a depuis appliqué ceci à bien des créatures et autres objets, en y mettant notamment un petit coup d'accélérateur depuis qu'il passe par la pub pour appâter le chaland et lui vendre tout un tas de trucs dont il n'a souvent pas besoin.
 
On était donc déjà bien habitué à toutes ces exagérations humanoïdes pour la vente de voitures ou de motos, avec des modèles "élancés", "élégants", "aux courbes délicates", (tout ce que ton mec n'utilise pas quand il te décrit,  et au contraire, car lui te parle de ton châssis un peu large et de tes airbags un peu trop petits), ou pour décrire un vin "racé", qui a "du caractère, de l'élégance (lui aussi, bordel ??), et de la finesse"...
Etonnament, c'est le café qui se rapprochera le plus du descriptif féminin, avec son corps "rond" ou "bien présent", son "fort caractère" ou sa "personnalité singulière". Les ingrats... Et qui c'est qui l'achète, le café, hein ? Bon... allez, calme-toi Marie-Césarine et poursuis donc.

Bon, jusque là, c'est presque pas/plus étonnant. OK...

Par contre, là où j'ai failli avaler mon dentier, c'est en tombant sur des descriptifs... d'aspirateurs ! Vas-y, installe-toi, j't'explique.
 
Lorsque mon dernier en date s'est suicidé par auto-étouffement après 4 ans de bons et loyaux services, j'ai été bien en mal de trouver un aspirateur fiable, pas trop cher, et surtout, sain d'esprit. Non parce que c'est pas qu'ils soient tous un peu psychopathes sur les bords, mais quand même. On leur demande tellement de trucs qu'ils finissent complètement mabouls, et poussés au burn-out, ils passent à l'acte en s'entortillant le fil autour du tuyau, voire pire, se recrachent la poussière dans le moteur (je sais, c'est dégueu, âmes sensibles pardonnez-moi). Et encore, je te parle pas de celui qui s'en est pris  à son utilisatrice en lui aspirant la joue droite en puissance maximale et qui n'a arrêté que lorsque sa bouche s'est retrouvée au niveau de son oreille. La pauvre femme a eu bien du mal à expliquer ça à son mari, ne serait-ce parce qu'elle avait du mal à parler, mais comme je le disais plus haut, ceci est une autre histoire...

Revenons donc à notre défunt aspi.

Me voilà donc en deuil ("ci-gît Aspitounet, rattrappé par la poussière"), et dépossédée d'un bien hautement utile quand on a des enfants, un lapin, et quelques débordements parkinsonniens de sa spécialité dans la maison. Alors je me suis dis qu'à l'instar du p'tit chat qui clamse étouffé par sa boule de poils, faut le remplacer rapidos pour éviter que la morosité ne s'installe trop vite dans la maison, tout comme les poils de lapin.

Refoulant ses larmes, donc, et s'armant de courage et de son ordi, la fervente utilisatrice du net que je suis est donc partie faire ses recherches sur des sites dédiés pour trouver l'aspi dit "de substitution". Soucieuse du rapport qualité-prix et des critères écologiques, je me suis ruée  sur des sites de comparatifs, un peu d'aide ne faisant jamais de mal, et sur quoi tombeujeu ? Sur "La foire au pain d'épices" du sans sac, le "miss France" de l'aspiration... Incrédibeul. Nous avons là un étalage  impudique d'aspirateurs venus se tremousser sous nos yeux, et vas-y que je te montre mon tuyau, et regarde donc ma grosse brosse, et mate comment que chuis trop fort avec mes petites roues qui vont bien de partout.
MONSIEUR l'aspirateur te laisserait presque pantoise et bien émoustillée... Car figure-toi que ton aspi, maintenant, quand on te le décrit, c'est en utilisant des "musclé" ou "costaud", "élégant" et "respectueux", et j'ai imême lu un  "fort brave"...

Du coup, choisir ton aspi devient un réel cauchemar. Tu te retrouves face à 40 critères à comparer et en plus, faut que tu ménages tes émotions pour ne pas partir sur un coup de foudre ménager qui pourrait te coûter un ovaire. 

Pour ma part, cette fois-ci, je m'en suis sortie en poussant un cri de karatéka devant l'ordi et en l'éteignant sauvagement (oué, parfois j'ai une volonté en béton armé), j'ai foncé au magasin le plus proche de chez moi, et j'ai acheté celui qui était à -50% pour cause de fin de série (et "oué aussi", y a finalement des arguments qui sont assez décisifs...).
 
Mais ça, c'était cette fois-ci ! J'étais en forme et j'ai réussi à résister à la tentation ! Mais la prochaine fois, qu'est-ce qu'il se passera ?
Et quand la centrale vapeur nous lâchera ? Mon mec sera-t-il tenté de se faire la malle avec la toute neuve qu'il aura trouvée plus chaude et vaporeuse que moi ? Hein ?
Ils pensent à ça, les mecs, quand ils écrivent leurs descriptifs ?
Ben non ! Et encore une fois, tout ça à cause de ces debilitus profondis qui ont pas réfléchi avant de décréter que Dieu aurait un corps humain et une barbe blanche !

Punaise, y en a quelques uns à qui j'aimerais bien expliquer la vie d'aujourd'hui à cause de leurs idées à 1 sesterce, moi, parce qu'à cause d'eux je vais peut-être devoir partager tous mes biens avec une centrale vapeur et me voir lui confier mes enfants une semaine sur deux. Tiens, d'ailleurs, je vais peut-être commencer à me renseigner : sur le net, y a peut-être des sites comparatifs pour trouver un bon avocat, non ?

dimanche 8 mars 2015

La journée de la femme ? Ah bon ?




D'abord, et après moult revendications antérieures, ce sont les mamans qui se sont vues célébrées, grâce à un certain Maréchal P., et qui ont pu constater au fil du temps, une transformation de leur fête en folie acheteuse, en détroussage de fleuristes, en épidémie d'achats de mixers et autres fers à repasser ou cocottes minutes.

Ensuite, c'est Jésus qui se serait retourné dans son suaire s'il l'avait gardé sous le coude : après la deuxième guerre mondiale, et grâce à une marque de boisson gazeuse américaine bien connue qui avait tout compris, il s'est fait piquer la vedette par un gros barbu bedonnant dont le "Ho ! Ho ! Ho !" allait vite remplacer les cantiques de la messe de minuit. En quelques décennies, son anniv' s'est donc transformé en course-poursuite dans les grands magasins, en burn-out du cadeau, en fièvre de la consommation et en repas orgiaques, alors qu'il était au départ fêté pour rappeler des moments, certains diront historiques, d'autres diront religieux, mais quoi qu'il en soit porteurs de sens et de valeurs.

Et puis, il y a eu la journée internationale des droits de la femme, celle, initiée au début du siècle dernier et officialisée en 77 par les Nations Unies, qui amène des parfumeries et autres vendeurs de produits féminins à octroyer 20% de remise à leurs clientes à cette occasion, et pousse les maris habituellement oisifs et radins à offrir des fleurs à leur femme et à faire, ce jour-là, la vaisselle à leur place.
Mais que voulez-vous ! Tout fout l'camp, ma bonn' dame !!
Pourtant pas conservatrice pour un franc sou (hey, j'déconne pour le franc, hein...), je suis épatée par tant de déviation, par tant de perte de sens.

La journée qui se transforme presque en fête des mères bis, en "traitement de faveur" pour les uns, en "Et pourquoi pas la journée du chat, tant qu'on y est ?" pour les autres, est une journée qui me laisse, année après année, un goût amer.
Se rappelle-t-on, lorsqu'on a 20% sur son parfum préféré, qu'une femme est peut-être en train de mourir des suites de coups et blessures "offerts" par son mari ? Pense-t-on, en recevant des fleurs, à cette femme lynchée pour ressembler un peu trop à un homme ? Et lorsqu'on se voit proposer des articles féminins à prix coûtant sur un site de discount bien connu, imagine-t-on, en cliquant frénétiquement sur tous ces "cadeaux", que pas si loin que ça de sa maison, se trouve une femme qui n'a pas le droit de montrer son visage dans la rue ?
Et pourtant, initialement, il ne s'agit que de ça... De l'équité de droits, l'égalité de traitement entre une femme et un homme. Rappelons-nous que cette journée existe, initialement, suite aux luttes féministes en Europe et aux Etats-Unis, et que la date du 8 mars rend hommage à ces femmes qui défilèrent dans les rues aux prémices de la révolution russes en pleine 1ère guerre mondiale, aux femmes qui demandaient un salaire décent pour leur travail, pour ne plus voir leurs enfants mourir, et pour survivre en l'absence de leurs maris partis au front.

Et puis, il n'est de 30% de remise qui sauve une femme de la peine capitale pour avoir commis l'adultère. Il n'est de robot ménager qui apporte le sourire à une femme battue. Et il n'est de maquillage qui se voit par dessus le voile subi.
Alors... Souvenons-nous.
Souvenons-nous que cette journée symbolise la "lutte", celle pour avoir le droit d'aller à l'école, celle pour avoir le droit de s'exprimer, celle, tout simplement, pour avoir le droit d'exister.
Et souvenons-nous que pour beaucoup trop encore, la lutte est loin d'être terminée...

vendredi 6 mars 2015

Jvévoirayeur.com



Il y a quelques temps, intriguée par le titre : "Est-il légal de promouvoir l'adultère ? Les catholiques conservateurs s'attaquent au site de rencontres extraconjugales - Gleeden France", j'ai sauté sur la souris et hop hop hop, après avoir lu l'article (http://www.franceinter.fr/depeche-les-catholiques-conservateurs-sattaquent-au-site-de-rencontres-extraconjugales-gleeden), je me suis retrouvée sur le site libertin pour y jeter, non pas mon dévolu, mais un œil curieux.

Déjà, voilà ce que veut dire le nom du site : glee (bien-être, euphorie) et Eden (paradis terrestre). Je traduis : tu vas grave prendre ton pied au paradis.
Sur sa page d'accueil, outre les habituelles informations inhérentes à l'inscription, le site donne le pourquoi il est un site top de la balle atomique.
Alors tout d'abord, il te dit que tu peux faire quelques confidences au site qui te promet de tout garder bien secret, et tes infos, et tes aventures. Il marque évidemment un point interstellaire car il eût été quelque peu maladroit de t'assurer du contraire...
Non parce que je te vois bien y aller, là, sur la pointe des pieds, regardant derrière ton dossier de siège si quelqu'un pourrait pas te voir faire le clic infidèle, et tomber sur un site qui te dit qu'il va crier sur les toits tes petites entreprises galipounesques dès que tu lui auras donné tes infos personnelles, enclencher la sirène et le gyrophare.
Bon, donc pour le moment, ils sont plutôt pas mal cohérents. Okay...

Ensuite, il t'explique qu'il faut absolument rester anonyme et ne dévoiler tes photos qu'aux membres qui ont acquis ta confiance.
Pour le coup, le site marque encore un point. Tu ne mettras donc pas en profil ta photo de vacances, celle que tu as rognée pour y effacer ta moitié, et tu ne la donneras que si vraiment la personne en face a absolument "acquis ta confiance". Malgré tout, ce serait quand même ballot d'échanger les photos et de se rendre compte qu'il s'agit de la même, mais juste rognée dans l'autre sens... Ben oui, même ta moitié a le droit de s'amuser.

Et puis, on te dit que tu as le choix entre chatter ou passer par la messagerie... Au cas où tu serais un peu crétin, on t'explique ce qu'est le chat, et ce qu'est la messagerie, comment ça marche toussa.
Non parce que tu pourrais être arrivé ici totalement par hasard et même te demander ce qu'est la télé devant toi... attention, tu risques aussi de croiser un rat... ah non, une souris.

Encore, on te dit que tu peux mettre en place des alertes pour être prévenu quand tu reçois un message. Quand t'es un mec, tu dois raquer pour pouvoir contacter une fille, par contre, si t'es une fille, tu peux te laisser cueillir telle la jouvencelle qui attend son preux chevalier coquin masqué sans débourser un kopeck (c'est pas du sexisme, ça ??). Tes messages sont ensuite archivés "pour que vous puissiez retrouver la trace de vos échanges", ou pour que ta moitié y parvienne aussi, c'est quand même plus rigolo.

Maintenant, un point énormissime que celui-là : On te dit que tu choisis ton trip : le coup d'un soir, le lustre italien ou encore le mariage, c'est toi qui vois. Et pour aider tout le monde à cela, on te propose quoi ?? D'évaluer les autres membres !! Genre t'as testé "BG 35A TBM" et il a pas trop assuré côté câlin ? Pas d'problème, tu lui mets un "j'aime pas" ou un "p'tite b..." sur son profil. La meuf que tu as croisée est une chaudasse ? Tu mets 5 étoiles à son profil et tu la renommes "nympho 32" ou "Cougar caliente"... Ça, c'est vraiment du service de qualité : tout dans la délicatesse, vraiment la classe. 

Et enfin, dans les fonctionnalités à venir, on te dit que tu pourras offrir des cadeaux virtuels pour appâter tes potentielles conquêtes. C'est pas mal, ça, surtout quand tu t'es fait traiter de "Gronaz" par la précédente. Au moins, t'as de quoi essayer de regagner un peu de dignité...
On te dit aussi que tu auras la possibilité de poser des questions à des experts... du sexe ? Rocco serait-il un invité surprise ? De l'infidélité ? Non non, rien de tout cela !
Tu pourras parler à  :
- des avocats, parce que c'est clair que t'es sur la bonne voie pour en rencontrer un en chair et en os vraiment très bientôt, 
- des psychologues, et là, le site transforme l'essai : il te donne le fouet, te dit comment te fouetter,et puis ensuite appelle le doc pour si tu veux te soigner. Trop fort, 
- des écrivains, et ces derniers pourront effectivement s'inspirer de tes galipettes pour les parties un peu sèches de leur roman érotique, ou alors carrément commencer un polar, ton histoire, celle où tu te fais trucider à la fin par un mari jaloux ou ton épouse excédée.

Et puis si jamais tu viens leur dire qu'ils abusent, ils te rétorquent une défense en acier trempé, vraiment imparable : "On n'oblige personne, c'est un service qu'on rend"

Bref, ils ONT PENSE A TOUT !!

Vraiment, ils sont trop forts, ces suédois...

Ah, ils sont français ? Vu le nom, on n'aurait pas cru. Et puis ça ressemblait trop à une marque bleue et jaune, celle qui te donne tout pré-mâché à finir toi-même...


jeudi 5 mars 2015

Petits "bugs" quotidiens


Que celui qui ne s'est jamais retrouvé tout crétin devant son réfrigérateur, en se disant "Mais qu'est-ce que j'étais venu chercher, déjà ??", me jette le premier Whrilpool (avec toutes les options steuplé, parce que tant qu'à me prendre un frigo sur le brushing, autant que ce soit d'la balle atomique).

Combien de fois, t'as récupéré in extremis la petite cuillère dans la poubelle et enlevé le pot de yaourt du lave-vaisselle ? Certainement à peu près autant de fois que tu as réalisé que tu te trouvais dans le salon en p'tite culotte, sans savoir ce que tu avais prévu d'y faire, ou que tu as cherché tes clés partout dans la maison pour finir par les retrouver dans le placard à chaussures.

Ton cerveau a ses raisons, et bien saloupiot à ses heures, il ne trouve pas particulièrement utile ni bienvenu de te les faire connaître... ou alors si, mais par recommandé avec avis de réception et avis du facteur qui dit qu'y avait personne quand il a sonné alors que t'as pas bougé tes fesses de la cuisine, ce matin-là, justement parce que tu bloquais, perplexe et te gelant les miches, face au congélo ouvert à te demander ce que diantre tu faisais là...

Ce qui revient à dire que tu piges pas comment tu bloques, parfois de looooongues minutes angoissantes, et que tu te demandes si tu frises pas l'alzheimer.

Bon. Si vraiment tu te retrouves dans une ville inconnue, seul(e) et attifé(e) de 3 couches de vêtements sans savoir pourquoi, change de rubrique, passe de "petits bugs quotidiens" à "l'Alzheimer, ou comment faire des blagues rigolotes à son entourage sans le savoir", parce que là, j'ai le plaisir de t'annoncer que tu vas passer de chouettes parties de cache-cache avec tes petits-enfants ! Sinon, reste par là...

Y a un truc qui ne peut pas tout à fait être considéré comme un bug cependant : quand tu es un homme et que tu vis en couple, il est fréquent que tu ne saches plus où se range la poêle ou la boîte Tupper que tu venais pourtant de sortir du placard (déjà que t'avais mis trois plombes à la trouver). Ça, ça s'explique génétiquement. Y a la fonction "rangement_logique_1.0 " qu'a pas été activée au moment de la programmation. A la place, y a eu "confusion_totale_de_repère_dans_un_placard_1.0" et "je_n'habite_pas_cette_maison_1.1" qui ont été activées, tout ça parce qu'on t'avait aussi programmé la rencontre de "super_nana_organisée_trop_de_la_balle_4.2" (oué, y a fallu quelques versions pour qu'elle soit au point, donc t'as la crème du top du gratin, mec, alors tu fermes bien ta gueule apprécies !!). Du coup, toi, c'est pas un bug, c'est dans ta programmation, pas d'inquiétude. 
("Tiens, mais c'est pas elle qui a aussi écrit un article sur le sexisme ?").

Donc, revenons à nos moutons... Euh... C'était des moutons ? Non, c'était pas plutôt des ornithorynques ? Punaise... qu'est-ce que je voulais dire, déjà ?? Pffff... Si c'est important, ça va revenir... Bon, ça revient pas... Allez, si je pense à autre chose, ça va revenir...
Ah oui ! Voilà !!

Il arrive aussi qu'on ne se rappelle pas ce qu'on voulait dire, juste là tout de suite, alors que c'était trop important et trop bien qu'on y ait pensé, même (pour une fois que t'as une super idée, tu la perds et t'as trop les boules).

Alors d'où ça vient, tout ça ? T'es un peu fatigué ? Tu débloques du ciboulot ? Bah non, pas forcément...

C'est que ton cerveau a parfois du mal à enregistrer plusieurs informations à la fois, surtout quand tu fais plein de trucs en même temps. C'est donc quelque chose qui arrive davantage... aux femmes qu'aux hommes !
(Pardonnez, hein, c'est FACTUELLEMENT reconnu que les filles savent parler ET faire la vaisselle en même temps, alors que les garçons vont parfois louper une passe décisive du match de foot parce qu'ils auront bu une gorgée de bière pile à ce moment-là. C'est pas moi qui l'ai dit, c'est l'Université du Grociboulo, alors bon). Donc, c'est pas parce qu'elle perdent la mémoire, c'est parce qu'elles ont trop plein de trucs à gérer ! CQFD.
("Non mais sérieux, c'est pas elle qu'a écrit le truc sur le sexisme ?")

Du coup, quand on te demande d'aller chercher le pain quand tu es concentré sur un truc de la plus haute importance (mater "Plus belle la vie" ou te faire les ongles), ben c'est probable que tu n'imprimes pas l'information, même si tu dis "oui, oui !" à ton interlocuteur.

CELA DIT !!
Si tu as zappé 4 fois dans la même semaine d'aller chercher ton p'tit à l'école, ou que tu l'as "oublié" sur une aire d'autoroute ou dans une forêt (sans p'tits cailloux, tant qu'à faire), n'essaie pas de faire passer ça pour un "p'tit bug quotidien", le juge te croira pas.

Alors voilà. J'ai le plaisir de t'annoncer que tu es un être tout à fait NORMAL (à ce sujet, hein, parce que pour le reste, je peux pas me prononcer), et que tu peux même maintenant (sauf que je te soupçonne de l'avoir déjà fait) utiliser cette info pour faire passer quelques trucs du genre "Chéri, j'peux prendre ta carte bleue dans ta sacoche ?" quand ton homme est en pleine action sur sa console de jeu, ou "Ma douce, j'invite des potes pour le match de ce soir ?" quand ta dulcinée papote au téléphone avec sa copine. Y a des chances que ça marche...

Mais tu diras pas que c'est moi qui te l'ai dit...



mardi 3 mars 2015

Les Zamis


 


Les zamis, c'est un peu comme un joli patchwork coloré. Ça va avec tout.
Avec les rires, avec les peurs, avec les soupirs, avec les coups d'cœur...

Les zamis, ça fait tout le temps des cadeaux, même que ça met pas de papier coloré autour parce que les jolis mots ne s'emballent pas, parce que les âmes ne se voient pas.
Les zamis, ça énerve parfois, souvent quand on s'y reconnaît soi.
Les zamis, c'est toujours là, sauf quand ça devrait pas.
Les zamis, c'est aussi confortable qu'un canapé douillet qui te tend les bras.
Les zamis, ça dit parfois des trucs qu'il faudrait pas, mais juste parce que ça a peur pour toi.

Aujourd'hui, la mine petite et les couettes basses, j'en ai vu, des zamis, j'en ai entendu, et j'en ai lu aussi.
Et puis petit à petit, mon cœur a grossi, ma mine a rosi, mes couettes ont bondi.
Et ce soir, les zamis, je voulais juste vous dire que je vous aime, je voulais juste vous dire "Merci"...

lundi 2 mars 2015

Définition : Sexisme



Sexisme, définition glanée sur le ouèb


Le sexisme est une attitude discriminatoire adoptée en raison du sexe. La critique du sexisme dénonce l'idée selon laquelle les caractéristiques différentes des deux genres masculin et féminin impliqueraient l'attribution de rôles, droits et devoirs distincts dans la société. Elle dénonce cette construction de la société qui attribue un caractère, un rôle, des prédispositions physiques et affectives selon le sexe. La notion de sexe n'est alors plus une notion de sexe biologique (mâle et femelle) mais une construction sociale du genre féminin et du genre masculin limitant par là même le développement de l'individu sur les plans personnel, affectif, professionnel et social.[...] Le sexisme divise les rôles, habiletés, intérêts et comportements selon le sexe. Les effets principaux sont la discrimination envers l'un des sexes, en l’occurrence envers les femmes, et l'aliénation des deux sexes.[...]La justification historique la plus courante du sexisme, justifiant entre autres la domination des hommes, s'appuie sur l'argument selon lequel « les hommes sont naturellement supérieurs aux femmes », non seulement en force physique, mais aussi en intelligence, en culture, dans les sciences, les arts, la politique, etc. On parle alors d'essentialisme : la domination masculine s'expliquerait par une supériorité essentielle (ou naturelle) des hommes sur le « beau sexe », admiré mais relégué aux tâches subalternes et sans grand intérêt (bavardages et commérages).


Sexisme, définition par une fille toujours vénère

Le sexisme est une attitude discriminatoire adoptée en raison d'un malentendu archaïque.
Notre plus ancien ancêtre, l'australopithèque, ne chassant pas plus que ça, n'a pas eu l'idée de reléguer sa femelle aux tâches ménagères. Non. C'est son p'tit fillot, ce crétin d'Erectus, qui a commencé à envoyer le mâle à la chasse... Ses p'tits fillots ont suivi, et ainsi de suite jusqu'à nos jours, perpétuant un des plus anciens, puissants et collants atavismes de notre existence.
La critique du sexisme dénonce l'idée selon laquelle les caractéristiques différentes des deux genres impliqueraient que la femme doive s'habiller en soubrette lubrique pour faire le ménage (mais seulement quand son mari est là parce que sinon quand même, ça se fait pas), et que l'homme au gros BC (Biscotto-Ciboulot), pense pour toute la famille, la dirige et la nourrisse. Tout ça parce que la chasse a été considérée comme la tâche la plus noble de la tribu, quand la morphologie pouvait expliquer (contrairement au cerveau, hein) qu'une tâche soit dédiée à un genre plutôt qu'à l'autre.

Parce que du coup, tout bien considéré, la chasse, ça me va bien que ce soit mon mec qui s'y colle (noooooon Chériiii ! Façon de parler, pose ce fusil ! Laisse le lapin !! Euh, quoi que, le lapin...)... Je n'ai absolument pas de velléités d'avoir un pénis entre les jambes (m'enfin ! Oublie vite ce que tu es en train de penser, là !!), ni d'avoir des poils au menton. Je suis une femme, et en tant que telle, j'aime et je revendique mes différences (bon, okay, pas toutes, mais chuis une fille, non ??? Bon). Non, pas envie d'être un mec.

Cela dit, la théorie selon laquelle « les hommes [puissent être] naturellement supérieurs aux femmes, non seulement en force physique, mais aussi en intelligence [...]» a tendance à me faire contracter des mandibules et crocheter les arpions, mais me donne aussi une profonde envie de me gratter les couilles m'insurger (tu sens la violence contenue, là ?).
Et si certaines tâches peuvent s'adresser ÉVENTUELLEMENT plus aux hommes qu'aux femmes et inversement, en raison d'une différence de morphologie (vraiment, là, tu vois que chuis pas une intégriste féministe, hein), ben faut quand même arrêter de déteindre sur le reste.
Entre autres, vider les poubelles et remplir la machine à laver, en prenant toutes ses précautions, on peut aisément partir du postulat que c'est accessible à une grande majorité de mâles et de femelles, et il ne serait donc pas erroné de penser que ce ne soit  donc pas exclusivement réservé aux filles.
"Hérésie !" s'inscrit-on en faux ! "Que fait une fille dont le mec s'occupe du linge et met la table ?" me demandera-t-on ! "Ben elle mate la télé en buvant de la bière et en se grattant les..." Non... Evidemment. Elle fait d'autres trucs qu'elle a aussi la capacité de faire, comme raboter la porte qui coince ou réparer le vélo du p'tit. Chacun son truc QUI LUI CONVIENT.
"Blasphème ! On nous marche sur la tête !!" pensera le pieux héritier de la croyance suprême.
"Que nenni !", lui répondrai-je "Car dans ta croyance, ô fervent défenseur de la préhistoire, il n'est nul question de l'envie, du besoin, de la capacité de l'autre. Juste le "C'est comme ça que ça doit être épicétou !" qui peut conduire certains au pire."

Car il n'est pas de cerveau plus programmé à la lessive qu'un autre cerveau, ni de mains plus habiles que d'autres au bricolage. Il n'est que question de croyances : "c'est mon rôle parce que je suis un homme" ou "c'est moi qui dois le faire parce que je suis une femme".
En creusant bien, et si on dégoupillait un petit explosif gentillet au beau milieu de toutes nos errances archaïques, on se rendrait compte, après Hiroshima de croyances donc,  que non seulement les rôles assignés seraient une jolie fable partie en fumée, mais qu'en plus, on serait d'un coup capable de faire des choses qu'on n'aurait jamais imaginé faire auparavant.
C'est pourquoi poser son cerveau et "think different" (penser différemment) comme le prônait une certaine marque de Pomme, permet d'accomplir l'impossible, même la vaisselle.
Je n'irai pas jusqu'à dire que certains hommes se sentent bafoués dans leurs envies en délégant le nettoyage des toilettes à leur douce moitié. Cela dit, si cela leur fait du bien, qu'ils s'en occupent ! Et, mesdames, ne vous censurez pas lorsque vous avez envie de vous mettre le doigt dans le nez en conduisant, il ne faut plus que cela reste une prérogative exclusivement masculine ! Vous en êtes capable !!
Bon, après, voilà. Maintenant qu'il est clair que chacun a les mêmes capacités, on va juste dire qu'il n'est ensuite que question d'envie (donc, non, Marie-Aimée, il n'y a pas d'obligation au curage de feu rouge) et d'élan. Et ça, c'est bien la seule variable qui peut équilibrer ou non le partage...

Et si t'es pas d'accord avec ça, "mate une dernière fois mon derrière, il est à côté de mes valises"...